A l’école de Thérèse…

Les compte rendus du procès de canonisation

Les compte-rendus du procès de canonisation sont pour nous une mine de renseignements sur la manière qu’avait  Thérèse d’appréhender les évènements quels qu’ils soient et son état d’esprit…Ces comptes-rendus  non seulement nous révèlent la grandeur de cette âme mais  nous invite à entrer dans  la petite voie en faisant nôtre les « secrets de Thérèse » .

La vie de Thérèse: un exemple et « un couteau suisse » pour le chrétien

 

Les vertus de Thérèse

Thérèse était vertueuse et sa petite voie nous enseigne comment nous approprier cette vie vertueuse grâce  « son  mode emploi » quelle nous à léguer  afin de permettre à tous vivre  avec elle, toutes les vertus chrétiennes que sont :  la foi – l’espérance – la charité – la prudence – la justice – la force – la tempérance.

 


1. La Foi 

- « La servante de Dieu ne perdait jamais le contact avec la présence de Dieu. la perfection et l’affection qu’elle mettait dans tous ces actes  en rendait témoignage…Elle ne pouvait supporter des négligences dans les novices et elles les reprenait en leur disant : « Que faites-vous au Carmel, si vous n’agissez pas avec un esprit intérieur »"PA 24.

  »l’oraison mentale était la nourriture quotidienne de la servante de Dieu. Cela datait de son enfance » PA 25.

- « la foi de la servante de Dieu dans la présence réelle était si grande que , si elle trouvait dans le ciboire ou dans le corporal quelque petite parcelle, elle s’agenouillait pour adorer et n’osait plus y toucher » PA 27.

- « Elle n’abandonnait jamais la lecture de l’évangile qu’elle portait toujours sur son coeur. Le petit livre de « l’imitation de jésus » était aussi sa lecture quotidienne. Les œuvres de St Jean de La Croix et de Thérèse de Jésus furent aussi ses livres favoris ».

  • « Amour de la Très Sainte Vierge » N°44-45-46-48-49
  • « Dévotion à Saint Joseph »N°47
  • Sainte Thérèse d’Avila et de Saint Jean de la Croix

- « La foi de la servante de Dieu dans les supérieurs, comme représentants de l’autorité divine, était remarquable. Quels qu’ils fussent, elle les respectait et leur donnait sa confiance entièrement. Elle disait que quand on agissait avec les supérieures en esprit de foi, le bon Dieu ne pouvait pas permettre que l’on fut trompé » PA 30.

- « Pendant les derniers mois de sa vie, elle eut à souffrir une tentation terrible contre la foi. Elle combattit avec toute l’énergie dont elle était capable et l’a dompté victorieusement » PA 31.

2.L’espérance

-  « Elle répétait souvent le verset de Job : « Quand même, il me tuerait, j’espérais en lui. » Elle répétait avec bonheur les paroles de Saint Jean de la Croix: « On obtient de Dieu autant que l’on espère »

  • Sa persévérance à réaliser sa vocation N°59-60-61

- « Elle espérait arriver à la sainteté non pas à cause de ses mérites, qu’elle confessait ne pas  en avoir, mais à cause des mérites infinis de Jésus qui étaient sa propriété, comme elle disait… »N°62.

- « Elle ne désirais jamais être appréciée ou tenue en quelque compte par d’autre et ses regards en  accomplissant le bien, était toujours tournés vers le ciel » N°62.

- « Elle pouvais souffrir les perturbations et les anxiétés vaines ou inutiles dans les âmes des novices. « Le visage disait-elle, est le reflet de l’âme, il doit toujours être calme, comme celui d’un petit enfant et toujours content, même lorsqu’on est seul, car on est constamment en spectacle à Dieu et aux anges »"N°67.

- « Une sœur lui ayant demandé si elle n’avait pas peur de la mort, elle lui répondit qu’on ne devait pas la craindre, car la séparation de l’âme du corps était l’unique moyen pour la faire réunir à son Dieu » N°73.

- « L’espérance héroïque de la servante de Dieu ne fut jamais séparée de la crainte du Seigneur. Elle n’accepta jamais les illusions du quiétisme et même en pratiquant le plus filial abandon, elle ne tomba jamais dans la passivité quiétiste qui exclue les actes. Elle réclamait aussi , pour les novices, l’exercice de la mortification et de toute les vertus chrétiennes, en particulier, et recommandait, en même temps, une médiation approfondie de rigueur de la Justice divine pareillement à celle de la miséricorde infinie »  N°79.

3. L’amour de Dieu

« La servante de Dieu aimait Dieu d’un amour ardent et pensait sans cesse à Lui. Une de ses sœurs lui demandait un jour: « Comment faites-vous pour penser toujours au bon Dieu? » « Ce n’est pas difficile, répondit-elle, on pense naturellement à quelqu’un qu’on aime ». « Alors , dit la sœur, vous ne perdez jamais sa présence? » Elle lui avoua : « Non,  certes, je crois que je n’ai jamais été plus de trois minutes sans penser à Dieu » N°80.

- « Elle demanda au bon Dieu la gr^ce de ne jamais être aimée humainement. Les novices l’aimait profondément, mais ce n’était pas un attachement naturel. Ce qui faisait toute sa force d’attraction était son détachement d’elle même; elle s’oubliait complètement elle-même et veillait toujours à se mortifier, car elle avait pour règle… qu’on ne fait aucun bien en se recherchant soi-même » N° 91.

- « Elle fut éprouvé durant tout son séjour au Carmel par des sécheresses presque continuelles. Sa charité pour Dieu se traduisait alors par une attention très généreuse à saisir toutes les occasions de faire des œuvres agréables à Dieu » N° 93.

- « Quand elle se mettait à parler des choses spirituelles, elle le faisait avec une telle éloquence qu’on ne se lassait pas de l’entendre. Elle était tellement pénétrée de ce qu’elle disait que l’on sentait  comme une flamme qui la dévorait et la consumait sans cesse. En parlant de l’amour de Jésus, elle finissait souvent par pleurer d’émotion et elle réussissait toujours à attirer à cette charité les âmes avec qui elle parlait » N°99.

- « Souffrir et être méprisé pour Jésus, c’était l’état habituel de sa charité. Elle imitait par ce désir les exemples de Sainte Thérèse d’Avila et de Saint Jean de la Croix et paraissait n’être jamais satisfaite des peines qu’elle endurait et en demandait toujours davantage » N° 101.

4. L’amour du prochain

- « Elle tirait de son amour pour Dieu un zèle très ardent pour le salut des âmes » N°108.

- « Son but spécial en entrant au Carmel fut de prier pour les prêtres et de s’immoler pour les besoins de la Sainte Eglise. Elle appelait cet apostolat faire du commerce en gros, puisque par la tête ,elle atteignait ses membres » N°108.

- « Elle accueillait avec une douceur et une tendresse particulière les soeurs et les novices qui revenaient à elle après lui avoir fait de de la peine . Elle songeait alors à l’amour de Jésus pour les pêcheurs et à la miséricorde infinie qu’Il leur avait promis et disait:  » Si moi, pauvre créature, ai senti tant d’amour pour vous au moment où vous êtes venue à moi , que doit-il  se passer dans le coeur de Dieu quand on revient vers lui? »  » N°112.

- « Elle n’allait pas à la récréation pour se recréer elle-même, mais pour recréer les autres…Elle cherchait à se rendre agréable aux autres et elle le faisait si agréablement qu’on aurait pu croire qu’elle le faisait pour son plaisir » N°115

- « Ses silences, ses dimanches au carmel, qui sont des temps libres dont les Sœurs sont généralement fort avares, elles les passait  le plus souvent à composer des poésies suivant les demandes des Sœurs ».

- « Elle a eu à souffrir de l’antipathie et des oppositions d’humeur et même de la jalousie et des procédés blessants de certaines religieuses. Non seulement , elle supportait tout avec une  patience toujours égale mais elle s’appliquait à excuser ces religieuses plus que les autres et avait pour elles des attentions plus délicates » N°122.

- « Pendant sa maladie, elle se laissait administrer les remèdes les plus répugnants et les plus réitérés, avec une patience invincible, alors qu’elle reconnaissait qu’ils étaient absolument inefficaces. Elle le faisait, disait-elle pour que ces soins pénibles et inutiles profitassent à un missionnaire abandonné et malade auquel manquaient les soins nécessaires » N°124.

5. La prudence

- « Toutes ses pensées et ses entretiens convergeaient vers Dieu. Elle se conduisait personnellement avec une adresse consommée dans les voies de son esprit, sans jamais gaspiller ses forces en-dehors du but qu’elle voulait atteindre » N°133

-Les oppositions multiples à son projet d’entrer au Carmel furent telles que, sans la prudence surnaturelle dont elle fit preuve, il eut certainement échoué. Son grand secours dans les difficultés était la prière. Elle ne s’impatientait pas des obstacles, ne se fâchait pas, n’avait pas de paroles amères pour ceux qui contrariaient ses plans.

- « Après son entrée au Carmel, elle éprouva  un grand besoin de soumettre à un directeur éclairé la voie spirituelle vers laquelle elle se sentait portée et qui comprenait un désir ardent  d’une sainteté très haute, un attrait puissant vers une confiance d’abandon en la bonté et l’amour du du Seigneur » N° 139.

-Elle s’est toujours réglée selon la direction de ses confesseurs. Elle ne fit rien sans leur approbation et direction. Elle leur obéissait toujours en tout et dans les plus petits détails.

-Dans l’exercice de la charge d’assistante de la maîtresse des novices, elle agit avec prudence et la sagesse la plus complète. Elle ne craignait pas sa peine, avertissait sans rien craindre et malgré tout ce qui lui en coûtait.

- « Dans la conduite des novices, elle leur enseignait à se suffire à elles-mêmes, à se conformer aux usages dans la recherche de la perfection, pour éviter la singularité, à régler avec sagesse les pratiques de piété et selon les forces de chacune, et à souffrir toujours en paix » N°144.

La vertu de la servante de Dieu ne se manifestait pas par des actions extraordinaires. Chez elle, tout était simple et naturel, elle évitait de se singulariser : l’héroïcité de sa vertu pouvait donc passer inaperçue, mais cette sublimité de vertu se manifestait, tout de même, en toutes choses en la faisant se distinguer des plus vaillantes, par le degré et la continuité  de ses efforts dans la pratique de toutes les vertus, car son courage ne se démentit jamais et sa constance fut parfaite.

6. La justice

- « Tout ce qui se rapportait au culte de Dieu faisait ses délices » N°147. « Parmi les devoirs qu’elle rendait à Dieu, elle s’attachait particulièrement à la reconnaissance pour les grâces reçues » N°141.

- « Envers les Sœurs Martin, religieuses comme elle, elle ne les recherchait pas trop et ne leur montrait jamais plus d’affection qu’à ses autres compagnes mais, en même temps, elle leur témoigna toujours la même tendresse et le même amour dans toutes les occasions possibles » N°149.

- « Avec les supérieurs ecclésiastiques, elle montrait toujours le plus grand respect de la justice et leur donnait les témoignages qu’ils méritaient pour leur caractère sacerdotal, en-dehors de tout motif humain.

- Elle apportait dans la formation des novices un grand désintéressement et un amour exclusif de la vérité. Elle disait hautement qu’elle aurait dit la vérité aux novices, quoi qu’il pût arriver et qu’elle aurait mieux aimé être obligée de quitter la communauté que de laisser une âme dans le mensonge. « SI vous ne voulez pas pratiquer la vertu, disait-elle à ses novices, retournez dans le monde » N°152.

7. La force

- « Elle montra sa force d’âme dès son plus jeune âge. Lorsqu’elle était grondée, jamais elle ne s’excusait. Elle reçu un jour une forte réprimande de son père dans une circonstance où elle n’était pas en défaut, mais elle ne dit pas un seul mot pour se défendre » N°156.

- « Enfant, elle souffrit un vrai martyr de corps et d’esprit à cause de maux de tête presque continuels. Sa sensibilité de cœur et sa délicatesse étaient extrêmes. C’était là, la source la plus abondante de ses souffrances. Elle supportait tout cela sans jamais se plaindre et montrait une force remarquable » N°157.

-Par l’indiscrétion de religieuses qui abusaient de son héroïque patience et qui la voyaient si douce, ne se plaignant jamais, on lui passait tous les restes des aliments. Plusieurs fois, elle n’eut dans son assiette que quelques têtes de harengs ou des débris réchauffés plusieurs jours de suite. A Mère Agnès, qui en avait du chagrin, elle lui assurait qu’elle n’était pas malheureuse et qu’elle avait suffisamment pour vivre.

- « A cause de la versatilité de Mère Marie de Gonsague, elle n’eut jamais aucune sécurité dans la charge de vice-maitresse des novices, mais à cause de sa docilité, elle a gardé sa paix. Cela l’a aussi sanctifié. N°161. Malgré sa maladie très grave, elle a continué ses occupations sans se plaindre, jusqu’à ce qu’une hémorragie violente a révélé la gravité de son état. Mais elle ne se dispensa d’aucun travail pénible : balayage et buanderie.

-Accablée de reproches par une jeune novice, elle a gardé un calme parfait, sans laisser deviner l’extrême violence qu’elle se faisait. N°164

-Malgré ses aridités, et ses souffrances, elle était toujours en paix, douce avec un perpétuel sourire: pour elle, la souffrance était cause de joie, parce que source d’amour.

- Elle ne se plaignait jamais de ce qui la faisait souffrir et malgré ses épreuves intérieures et extérieures, ne  montrait aucun relâchement. Au contraire , elle était plus gaie :  » Rien ne me donne la joie, comme la peine ».

-Nonobstant sa maladie, elle n’a pas été dispensée des travaux communs et allait à la lessive, brûlante de fièvre ou à l’étendage. Après une séance de 500 pointes de feu sur le côté, elle est montée prendre son repos sur sa paillasse. N°170.

8. La tempérance

Elle était constamment calme et sereine. On était toujours sûrs de trouver auprès d’elle  un conseil sage et pondéré. Elle ne se montait jamais la tête. Elle conseillait à ses novices de ne pas lui exposer un sujet de mécontentement en étant encore agité par la passion.

-Elle était tellement détachée dans son esprit de toutes les affections humaines, même légitimes, qu’elle se privait aussi de satisfactions spirituelles permises, comme d’aller voir, à son tour la Prieure.

- Après sa retraite de 11 jours, elle n’a pas cherché à rencontrer ses sœurs, même à la récréation. Comme la vénérée Mère Geneviève lui en a fait le reproche, elle a accepté cette réprimande qui ne faisait que lui enlever le mérite de sa mortification. N°176

- Elle était modeste, recueillie, ne cherchant à rien savoir de ce qui se passait autour d’elle et ne s’occupant jamais de ce qui ne la regardait pas. Elle ne donnait en rien son avis, à moins qu’on ne lui demandât.

- Elle tolérait, avec un  héroïque esprit de mortification, le froid qui,  à cause de son mauvais état de santé, l’éprouvait de manière pénible.

- Elle ne disait jamais :  » il fait bien froid ou il fait chaud. » Ainsi des 1000 occasions qu’elle se ménageait pour souffrir toujours par amour de Jésus. N°180

- Après avoir porté une petite croix armée de pointes, elle fût obligée de se faire soigner et elle a compris que le bon Dieu ne voulait pas de ses grandes pénitences corporelles. N°184

- Elle était très rigoureuse dans la mortification de sa langue et ne parlait guère que par nécessité et évitait toute parole inutile.

Les conseils évangéliques selon Thérèse

 

9. L’obéissance

 Jamais Thérèse ne fut infidèle à la règle, elle ne demandait aucune dispense et ce, malgré son état de santé. Thérèse exécutait toutes les prescriptions de la vie commune, avec une exactitude et une promptitude remarquable, qui émerveillait la supérieure. N°191

- Elle regardait toujours, dans les commandements des supérieures l’expression de la volonté de Dieu. Elle jugeait des personnes d’après leur obéissance aux supérieures et des œuvres d’après leur subordination à l’autorité. N° 193

- Elle était d’une obéissance parfaite, aux plus petit point de la Règle.

- Elle disait que l’obéissance est une boussole infaillible et que l’on s’égare loin des voies de la grâce, quand on se soustrait aux directions de l’autorité.

- Elle obéissait à la règle du silence, avec une parfaite ponctualité.

- Au parloir, elle regardait le sablier qui donnait une demi-heure de temps et s’en allait le dernier grain passé. N°200

- Elle ne s’est déterminée à écrire sa vie, que par esprit d’obéissance, car cela était ordonné par sa prieure.

- Elle ne se croyait pas dispensé de l’obéissance par la maladie, elle disait qu’il ne fallait pas adoucir le martyr de la vie religieuse. N° 206

10. La pauvreté

Par son esprit de pauvreté, elle ne réclamait jamais ce qu’on lui prenait, disant que rien ne lui appartenait. Elle laissait « voler » aussi les dons d’intelligence que le bon Dieu lui avait départis. N° 207

Au réfectoire, on lui servait les restes les plus avancés, comme une omelette, jusqu’à la fin de la semaine, qui avait été cuite le dimanche! Quand on oubliait de la servir, elle ne disait rien.

- « Je suis comme les vrais pauvres, car ce n’est pas la peine de faire le voeu de pauvreté, si on ne doit pas en souffrir. » N°210

Bien qu’avec sa nature, elle aimait les choses de bon goût et non détériorées, elle cherchait de préférence ce qui était le contraire. N°211

- Elle ne gardait à son usage que les objets strictement indispensables, laids et pauvres. Elle disait qu’il n’y avait rien de plus doux que de manquer du nécessaire parce qu’alors on peut se dire pauvre. N°212

-Elle poussait son amour pour la pauvreté jusqu’à l’économie du temps. Elle considérait que le temps ne lui appartenait pas et jamais elle ne prenait sur celui du travail pour ce qui était de sa consolation. Autrement, sa vie aurait été trop commode à son goût.

11. La chasteté

Elle craignait de connaitre le mal et se recommanda à la Vierge à Notre-Dame des Victoires avant son voyage en Italie. Elle se faisait de la chasteté une idée très juste, à la foi exempte de scrupule et d’illusion  et ses novices la trouvaient très éclairée dans les conseils qu’elle leur donnait. Elle eu le don de n’avoir jamais à subir aucune tentation sur la vertu de chasteté. Son esprit vif et pénétrant avait bien compris la distinction entre le mal et le bien. Elle disait que la pureté ne consistait pas à ignorer le mal mais à l’éviter. N° 221

- Elle  montrait dans tout son ensemble la splendeur de la vertu de la virginité qui l’embellissait. Sa pureté se reflétait dans sa physionomie toute céleste, douce et digne. Elle alliait à cet extérieur tout recueilli, un petit air d’enfant très candide qui charmait tout ceux qui la voyaient. Il y avait, en elle, quelque chose qui imposait le respect et qui semblait l’envelopper d’une auréole angélique. Sa modestie frappait tous ceux qui la rencontraient. N°222

12. L’humilité

Elle était persuadée que, sans un secours particulier de Dieu, elle n’aurait pas fait son salut. Tous les péchés qui se commettent sur la terre, lui semblaient comme lui avoir été remis d’avance parce qu’elle se sentait, elle capable d’y succomber et elle disait qu’elle serait devenue très méchante par nature, sans le secours spécial des grâces reçues de Dieu. N°224

- Elle évitait toute occasion de louange et de vanité.

Elle cachait toujours ses mérites, elle aimait l’obscurité et le néant.

-Elle eut grand soin de toujours s’exercer à l’humilité pour vaincre l’inclinaison naturelle de son cœur qui n’aurait pas été indifférent aux louanges. N° 227

- Elle laissait toujours dire aux novices ce qu’elles pensaient contre elle et disait qu’elle était plus heureuse puisque Dieu lui rapelait ainsi qu’elle était toute petite et sans vertu. N°228

Elle fut éclairée sur la valeur de sa voie par le Seigneur qui lui montrait que la vraie sagesse consiste à vouloir  » être ignorée et comptée pour rien. »

- Elle disait : « j’éprouve une joie bien vive, non seulement qu’on me trouve imparfaite, mais surtout de m’y sentir moi-même et d’avoir tant besoin de la miséricorde de Dieu, au moment de ma mort. » N°231

- Elle faisait bon visage, non seulement aux humiliations, mais s’humiliait elle-même en prenant toujours la dernière place, en obéissant à toutes, en gardant le silence lorsqu’elle n’était pas interrogée et, en un mot, dans toutes les petites choses. Son humilité consistait à rechercher l’oubli plutôt qu’à exprimer le mépris qu’elle faisait d’elle-même et sa petite voie d’enfance lui servit pour atteindre la plus haute perfection, toute basée sur l’humilité. N°232

- En bien des occasions, elle eut à faire preuve de discernement, de savoir faire, de sagesse et de prudence. Douée de tous les dons possibles de l’esprit et du cœur, elle employait ces trésors pour glorifier Dieu, pour rendre service et faire plaisir autour d’elle ; mais elle faisait cela sans embarras, sans recherche d’elle même et avec une simplicité qui révélait son humilité. N° 234

- Tout ce qu’elle désirait, c’était de rester dans l’obscurité et l’oubli et que personne ne fît attention à elle et qu’on la considérât comme la dernière de la communauté. Les travaux les plus pénibles et les plus humiliants étaient ceux qu’elle choisissait de préférence.

Source: Vie Thérèsienne

Les vertus  théologales et cardinales

 

Les vertus théologales

Les vertus dites théologales (foi, espérance et charité) disposent l’homme à vivre en relation avec Dieu. Ce groupe tire son origine d’un passage fameux de la Première Épître de Paul aux Corinthiens (I Co 13, 13) : « Maintenant donc, ces trois-là demeurent, la foi (pistis), l’espérance (helpis) et l’amour (ou : charité, agapè, sens proche d’une mise en acte de la justice – vertu naturelle) mais l’amour est le plus grand. »

Les vertus cardinales

« 1) La prudence — dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir ;
2) La tempérance — assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté, procurant l’équilibre dans l’usage des biens ;
3) La force — c’est-à-dire le courage, permet dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien, affermissant la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale ;
4) La justice — consiste dans la constante et ferme volonté de donner moralement à chacun ce qui lui est universellement dû. »

Thomas d’Aquin

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